Une scène d’une rare cruauté s’est produite le samedi 13 juin 2026 à Bowé Sud, dans la préfecture de Yomou. En tentant de protéger son nourrisson après avoir entendu un bruit suspect dans un champ, une mère de famille a perdu la vie avec son enfant lorsqu’un palmier s’est brutalement effondré sur eux.
La victime, Simone Gbilimou, âgée d’une trentaine d’années, participait à des travaux de labour aux environs de 10 heures sur la route de Gbilipala. Selon plusieurs témoins, tout semblait se dérouler normalement jusqu’à ce qu’un bruit inhabituel provoque un mouvement de panique parmi les femmes présentes sur les lieux.
Dans un instinct maternel, Simone Gbilimou s’est immédiatement dirigée vers son fils Pierre Haba, âgé d’environ un an. Mais le temps lui a manqué. Quelques instants après avoir récupéré l’enfant, un palmier s’est cassé en hauteur avant de s’abattre violemment sur eux.
Coincés sous le tronc, la mère et son nourrisson n’ont pas survécu au choc. « Quand elle a entendu le bruit, elle est allée prendre son enfant. C’est à ce moment que le palmier est tombé sur elle et son bébé. Les deux ont rendu l’âme sur place », a relaté avec émotion Foromo Alain Gbilimou, président du district de Bowé 1.
Alertées, les autorités locales, les forces de sécurité ainsi que les agents de santé se sont rendus sur les lieux pour effectuer les constats d’usage. Les premières observations ont laissé place à de nombreuses interrogations. Selon les responsables locaux, le palmier ne présentait aucun signe apparent de dégradation.
« Il n’y avait pas de vent. Le palmier n’était ni déraciné ni pourri. Il s’est simplement cassé en hauteur », a expliqué le responsable du district.
Au-delà du caractère inhabituel de l’accident, c’est toute une famille qui se retrouve aujourd’hui plongée dans le deuil. Simone Gbilimou laisse derrière elle trois autres enfants désormais privés de leur mère. Figure appréciée de la localité, elle était également active au sein de la paroisse catholique où elle chantait dans la chorale.
Dans l’après-midi du même jour, les corps de la mère et de son enfant ont été conduits à leur dernière demeure lors d’une cérémonie d’inhumation ayant réuni parents, fidèles et autorités locales.

À Bowé, l’émotion demeure immense. Les habitants continuent de s’interroger sur cette tragédie qui a frappé une mère venue travailler pour nourrir sa famille et qui a perdu la vie au moment même où elle tentait de sauver celle de son enfant.
Moussa Moïse Camarawww.gbaikandjamana.org




