Le Tribunal correctionnel de première instance de N’Zérékoré a rendu son verdict ce lundi 15 juin 2026 dans une affaire de stockage et de vente illicite de carburant.
Six prévenus, poursuivis pour leur implication dans un réseau de revente non autorisée d’essence, ont comparu devant la juridiction correctionnelle.À l’audience, plusieurs accusés ont reconnu les faits.
Dans ses réquisitions, le ministère public a dénoncé un système de spéculation alimenté par la pénurie de carburant et a rappelé les risques liés au stockage de ce produit dans des lieux non adaptés. Le substitut du procureur, Mohamed Fatoumata Soumah, a soutenu que les prévenus se livraient à une activité interdite par la législation guinéenne, notamment à travers l’achat, le stockage et la revente de carburant en dehors des circuits agréés.

Il a ainsi requis une peine de six mois d’emprisonnement assortie de sursis ainsi qu’une amende de 2 000 000 GNF contre chacun des prévenus.
Le parquet a demandé au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la prévention pour les faits de vente illicite de carburant et d’appliquer les dispositions de la loi réprimant la fraude sur l’importation, l’achat et la vente du carburant en République de Guinée.
Après examen du dossier, le tribunal a requalifié les faits, initialement poursuivis sous la qualification d’« atteinte à l’économie nationale », en « stockage et vente illicite de carburant ».
Dans sa décision, le président du tribunal, Ismaël Nabé, a déclaré coupables Mohamed Camara, Gbamö Loua, Maningbè Kourouma, Makoura Kourouma, Mohamed Abakar Kourouma ainsi que Carlos Damé, ce dernier ayant été reconnu coupable de complicité de vente illicite de carburant.

Pour la répression, la juridiction a condamné l’ensemble des prévenus à trois mois d’emprisonnement assortis de sursis et à une amende de 500 000 francs guinéens chacun.Le tribunal a fondé sa décision sur les articles 1 et 2 de la loi L/94/007/CTRN du 15 mars 1994 portant répression de la fraude sur l’importation, l’achat et la vente du carburant en République de Guinée, ainsi que sur les dispositions pertinentes du Code pénal et du Code de procédure pénale.

Les parties disposent désormais d’un délai de quinze jours pour interjeter appel de cette décision.
Moussa Moïse Camarawww.gbaikandjamana.org




