Deux cultivateurs ont été grièvement blessés par balles dans la nuit du jeudi au vendredi à Kèdalla, district relevant de la sous-préfecture de Fidako, dans la région administrative de Siguiri. Une attaque à main armée qui suscite de nouvelles inquiétudes sur la situation sécuritaire dans les zones rurales.

Les faits se sont produits entre 4 heures et 5 heures du matin, selon les informations médicales communiquées par le docteur Abdoulaye Bassirou Condé, médecin-lieutenant du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale, Direction de la Justice militaire, et médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral, désormais régional, de Siguiri.
Selon le témoignage des victimes, les deux hommes, qui se déplaçaient à moto, auraient été interceptés par quatre individus armés. Les assaillants leur auraient ordonné de remettre leur moto. Les deux cultivateurs, n’opposant aucune résistance, auraient obtempéré.
Mais après avoir récupéré l’engin, les hommes armés auraient ouvert le feu sur les victimes, tirant quatre coups de fusil, avant de prendre la fuite.
Les victimes sont Samba Condé, 36 ans, cultivateur, marié et père de cinq enfants, et Youssouf Keita, 30 ans, également cultivateur, célibataire et sans enfant. Tous deux sont domiciliés à Kèdalla.
Samba Condé présente une plaie balistique au niveau du cou et du thorax. Son état nécessite une prise en charge spécialisée. Une évacuation vers un service de neurochirurgie est envisagée en raison d’une impotence fonctionnelle du membre supérieur gauche. Les médecins évoquent notamment une possible atteinte du plexus brachial ou d’une structure vasculaire.
Youssouf Keita, pour sa part, souffre d’un traumatisme crânien accompagné d’une plaie balistique à la tête. Sa prise en charge médicale pourrait se poursuivre à Siguiri.
Après avoir reçu les premiers soins, les deux victimes seraient actuellement dans un état stable, selon les informations médicales disponibles.
Face à cette nouvelle attaque, le docteur Abdoulaye Bassirou Condé appelle la population à renforcer sa vigilance et à collaborer davantage avec les forces de défense et de sécurité.
Il estime que la répétition de faits similaires dans certaines zones rurales doit interpeller les citoyens, dont la collaboration est essentielle pour permettre aux services de sécurité de prévenir et de lutter efficacement contre l’insécurité.
Le médecin invite également les agents déployés dans les zones rurales à redoubler de prudence, compte tenu des difficultés particulières liées aux interventions et au service en brousse.
Cette attaque vient ainsi raviver les préoccupations sécuritaires dans plusieurs zones rurales de la préfecture de Siguiri. La population est appelée à la vigilance et à signaler rapidement tout comportement ou mouvement suspect aux autorités compétentes.

Siguiri Alseny Philip Denkè Condé et Mory Faraba Dioumessi pour le www.Gbaikandjamana.org
Tel: 620-05-61-56




