La ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, a ordonné la suspension de 22 responsables administratifs exerçant dans la région de Siguiri. La mesure concerne notamment le gouverneur par intérim, plusieurs préfets et des sous-préfets. Des procédures administratives, disciplinaires et, le cas échéant, judiciaires pourraient suivre.
Une importante décision administrative vient de secouer la région de Siguiri. Selon une décision rendue publique à la télévision nationale, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, a ordonné la suspension de 22 responsables administratifs en fonction dans cette région de la Haute-Guinée.
Parmi les personnes concernées figurent le gouverneur par intérim, des préfets et plusieurs sous-préfets. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du contrôle de la gestion administrative et prévoit également la transmission aux autorités judiciaires compétentes de tout fait susceptible de constituer une infraction pénale.
Les 22 responsables concernés par la suspension
Au niveau régional et préfectoral
Cinq responsables sont concernés à ce niveau :
- Colonel Fayimba Mara, préfet et gouverneur par intérim de la région administrative de Siguiri ;
- Sous-lieutenant Mariam 2 Camara, préfète par intérim de Doko ;
- Aliou Camara, préfet par intérim de Dialakoro ;
- Capitaine Mohamed Lamine Koïta, préfet par intérim de Kintinian ;
- Capitaine Sory Camara, préfet par intérim de Siguirini.
Au niveau des sous-préfectures
Les 17 autres responsables concernés sont :
- Lieutenant-colonel Pépé Doualamou, sous-préfet de Bankon ;
- Lieutenant-colonel Richard Yaradounou, sous-préfet de Naboun ;
- Lansana Abdoulaye Kourouma, sous-préfet de Didi ;
- Sous-lieutenant Roger Lamah, sous-préfet de Kourémalé ;
- Lieutenant-colonel Moussa Diakité, sous-préfet de Fidako ;
- Morlaye Soumah, sous-préfet de Diomabana ;
- Amidou Cissé, sous-préfet de Nyandankoro ;
- Mamy Camara, sous-préfet de Maléa ;
- Naman Kourouma, sous-préfet de Kinyébakoura ;
- Almamy Konaté, sous-préfet de Koumayanbougou ;
- Djiba Condé, sous-préfet de Myada ;
- Commandant Fodé Isaac Camara, sous-préfet de Nyagasola ;
- Kaba Sidibé, sous-préfet de Tomboni ;
- Abakar Kanté, sous-préfet de Norasoba ;
- Lieutenant Moussa Oulary, sous-préfet de Franwalia ;
- Lancei Kourouma, sous-préfet de Tomba Kansa ;
- Dianco Kamara, sous-préfet de Nukunkan.
Malgré ces suspensions, le ministère prévoit un mécanisme de gestion provisoire afin d’éviter toute interruption du fonctionnement des administrations concernées.
Au niveau régional, la gestion des affaires courantes sera confiée au secrétaire général de la préfecture de Siguiri. Dans les préfectures concernées, les secrétaires généraux des communes territorialement compétentes assureront le relais. Quant aux sous-préfectures, elles seront placées sous la responsabilité des sous-préfets adjoints pour la gestion provisoire.
Ces dispositions visent à garantir la continuité du service public et le fonctionnement régulier des structures administratives pendant toute la période de suspension.
Au-delà de la suspension, le département de l’Administration du territoire et de la Décentralisation indique que des procédures administratives et disciplinaires pourraient être engagées à l’encontre des responsables concernés.
En outre, tout fait susceptible de constituer une infraction pénale devra être porté à la connaissance des autorités judiciaires compétentes, chargées d’apprécier les suites légales à réserver aux éventuels faits signalés.
Cette décision constitue une mesure importante dans le dispositif de contrôle de l’administration territoriale à Siguiri. Elle pourrait avoir des répercussions sur la gestion des collectivités concernées, tandis que les modalités et les suites éventuelles de ces suspensions restent à suivre.

Source : Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.




