Un homme âgé de 58 ans, identifié sous le nom de Sékou Keïta, aurait trouvé la mort après avoir reçu un coup de fusil traditionnel à son domicile, situé dans le quartier Rayiko, dans la commune urbaine de Kouroussa. Le drame s’est produit dans la matinée de ce dimanche 8 novembre 2026.

Marié à deux femmes et père de huit enfants, la victime aurait été atteinte à la poitrine par un projectile provenant de son propre fusil traditionnel.

Mamady Nabé, un membre de sa famille, revient sur les circonstances de ce drame.
« Ce matin, il a réveillé sa femme pour qu’elle fasse ses ablutions en vue de la prière. Celle-ci l’a ensuite aperçu avec un fusil. Elle est venue frapper à ma porte pour me réveiller. Au moment où j’ai ouvert, j’ai entendu un coup de feu. Nous sommes partis le trouver couché, avec une blessure à la poitrine et du sang. Il était déjà mort. Nous avons ensuite informé les autorités. À notre connaissance, il n’était pas malade et ne présentait pas de troubles mentaux », a-t-il témoigné.

De son côté, Souleymane Condé, chef du quartier Rayiko, a saisi cette occasion pour sensibiliser les citoyens sur les dangers liés à la détention et à la conservation des armes à feu à domicile.
« Je demande à mes citoyens de s’éloigner des armes et de tout autre objet susceptible de blesser ou de donner la mort. Lorsqu’une personne se retrouve seule avec ce genre d’objet, elle peut être capable de commettre un acte irréparable », a-t-il conseillé.
Selon le juge de paix de Kouroussa, Aboubacar Bérété, une enquête aurait été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes et les causes de ce décès.
En attendant les conclusions de cette enquête, les circonstances de ce drame restent à élucider.

Lamarana Barry pour www.gbaikandjamana.org





