Un incendie s’est déclaré dans la soirée de ce samedi 7 novembre 2026 dans un atelier de menuiserie situé au quartier Farako 2, dans la commune urbaine de Kankan. Le sinistre a causé d’importants dégâts matériels, réduisant en cendres plusieurs équipements et matériaux de travail. Aucune perte en vie humaine n’a été signalée.

Selon Mohamed Samba Sow, victime de cet incendie, le feu s’est déclaré alors que les ouvriers étaient encore à leur poste de travail. Les flammes ont rapidement envahi l’atelier, emportant notamment des stocks de bois, des commandes de clients, des tables-bancs, des armoires, des lits ainsi que plusieurs machines.
« Nous étions en train de travailler lorsqu’un incendie s’est déclaré et a pris tout l’atelier. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais nous avons tout perdu. Plus de trois machines, dont la valeur dépasse à elles seules 100 millions de francs guinéens, ont été détruites. Nous avons également perdu les commandes de nos clients », a-t-il expliqué.

Face à l’ampleur des dégâts, la victime lance un appel à la solidarité des autorités et des personnes de bonne volonté, soulignant que cet atelier constitue une importante source d’emploi pour plusieurs familles.
« Plus de 30 personnes travaillent ici. Aujourd’hui, nous ne savons plus où aller ni comment reprendre nos activités. Nous demandons l’aide des autorités et des personnes de bonne volonté pour nous permettre de nous relever », a-t-il plaidé.

De son côté, le chef de quartier de Farako 2, Mohamed Savané, affirme avoir été alerté par un membre de son bureau. Il indique avoir immédiatement contacté les sapeurs-pompiers afin qu’ils interviennent sur les lieux.

Il reconnaît toutefois que l’intervention a été marquée par des tensions avec certains habitants, qui auraient manifesté leur mécontentement en lançant des pierres contre les agents des sapeurs-pompiers. Une situation qui, selon lui, a compliqué davantage les opérations.
Le responsable de quartier souligne néanmoins la mobilisation des habitants et des équipes de secours pour tenter de maîtriser les flammes.

Prenant la parole au nom des sapeurs-pompiers, le chef de mission a, pour sa part, déploré les actes de violence auxquels les agents ont été confrontés pendant leur intervention. Il a rappelé que les véhicules et les équipes de secours sont au service de la population et que leur mission consiste à protéger les personnes et leurs biens.
« Nos camions sont destinés à la population, pas à nous personnellement. Nous travaillons pour elle et nous sommes là pour accomplir notre mission. Ce n’est pas de notre faute si un incendie prend une telle ampleur », a-t-il déclaré.
Interrogé sur les critiques récurrentes concernant les retards d’intervention, il a invité les citoyens à privilégier les appels téléphoniques dès les premières minutes de l’incendie, plutôt que de se déplacer à moto pour aller chercher les secours.
Il a également insisté sur la nécessité de communiquer avec précision le lieu du sinistre afin de faciliter l’orientation des équipes, rappelant que les sapeurs-pompiers ne connaissent pas nécessairement tous les secteurs de la ville.
Cet incendie relance ainsi la question de la prévention des risques d’incendie, de la réactivité des services de secours et de la protection des activités économiques locales à Kankan. Pour les travailleurs de cet atelier, l’urgence est désormais de trouver les moyens de reconstruire et de reprendre leurs activités.

Lamarana Barry pour www.gbaikandjamana.org




