LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Kissidougou vit au rythme d’une crise institutionnelle qui prend désormais une tournure judiciaire. Après la publication d’un mémorandum incendiaire pointant de graves irrégularités dans la gestion de la commune urbaine, plusieurs conseillers signataires ont été convoqués et auditionnés par la police.
Ce mardi 19 août 2025, sept des huit élus à l’origine du rapport ont répondu présents au commissariat central. L’audition intervient suite à une auto-saisine du procureur, alerté par la gravité des accusations contenues dans le document. « Nous sommes venus pour confirmer ce que nous avons écrit », a déclaré Kemo Bombo Kourouma, l’un des conseillers, insistant sur le fait que les anomalies relevées touchent à la fois la gestion administrative et financière de la mairie.
Les élus locaux affirment assumer pleinement leurs responsabilités et se disent déterminés à collaborer avec la justice. Pour eux, ce face-à-face avec la police représente une occasion de « mettre de l’ordre » dans la gestion communale. D’autres conseillers, qui n’ont pas encore été entendus, devraient défiler dans les prochains jours devant les enquêteurs.
Avec l’implication directe de la justice, ce bras de fer dépasse désormais le simple cadre politique. Si les accusations venaient à être confirmées, l’exécutif communal pourrait être sérieusement fragilisé, voire remis en cause. En attendant, c’est toute la commune de Kissidougou qui retient son souffle face à une affaire dont l’issue pourrait redessiner son avenir institutionnel.

Alpha Amadou Barry, chef de bureau régional de Gbaikandjamana Média, basé à Faranah




