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Comme annoncé dans l’un de nos récents articles, le ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, accompagné de plusieurs cadres de son département, a rencontré ce week-end les responsables locaux des treize communes de la capitale.

Objectif : sonner l’alerte et exiger une mobilisation totale contre l’insalubrité qui gangrène Conakry.
Au cours de cette réunion qualifiée de stratégique, le ministre a exhorté les autorités de conseil de quartier à une implication plus ferme et plus visible.
« Il était question de travailler avec les soldats de l’ombre : chefs de quartier, chefs de secteur, mais aussi les PME, qui constituent un maillon essentiel du dispositif. Nous avons reconnu les efforts fournis par nos prédécesseurs, mais la réalité actuelle est alarmante. Il est inadmissible qu’un responsable local observe citoyens jeter des ordures sans réagir », a-t-il marteln.é.

Aboubacar Camara a également évoqué les difficultés qui freinent le secteur, tout en rappelant que des réformes sont en cours. « Nous avons reçu des instructions fermes du Président de la République : sortir de cette situation dans un délai de trois mois. C’est pourquoi nous multiplions les activités de terrain pour mieux cerner les obstacles et atteindre les objectifs fixés », a-t-il expliqué.
Le ministre a tenu à saluer l’implication de la Gouverneure de Conakry, de ses cadres et de l’ensemble des responsables de l’assainissement qui ont répondu présent à cette mobilisation.
Pour lui, le changement ne viendra que d’une action collective et sincère :
« La Guinée est notre pays. Personne ne viendra assainir cette ville à notre place. La volonté et la prise de conscience sont les premiers leviers. L’insalubrité est à l’origine de nombreux maux, et il est temps d’y mettre fin. Nous ne voulons plus mettre de la bétadine sur la plaie, mais trouver des solutions définitives avec tous les acteurs : citoyens, chefs de secteur, chefs de quartier, PME et autorités compétentes. »
Aboubacar Camara insiste : la situation actuelle n’est plus tolérable, surtout pour les enfants qui grandissent au milieu des ordures. « Nous avons la responsabilité morale et institutionnelle d’agir. Cette solution doit être trouvée, appliquée et imposée s’il le faut, pour que Conakry respire enfin. »
Conakry n’a plus le luxe d’attendre : l’État s’engage, mais sans l’action quotidienne des citoyens et de leurs représentants de proximité, la capitale restera prisonnière de ses propres déchets. Le compte à rebours des trois mois est lancé.
Ahmadou Djogo pour le www.Gbaikandjamana.org



