Détenue à la maison d’arrêt de Siguiri depuis le 4 novembre 2024, Nakany Bérété, âgée de 60 ans et mère de deux enfants, comparaît devant la juridiction compétente pour des faits remontant au 25 octobre 2024, survenus dans le quartier Konomakoura.
À la barre, l’accusée a formellement contesté toute implication dans la mort de Djoumatènèn Keïta. Dans sa déclaration, elle a expliqué que le différend aurait débuté à la suite de plaintes liées à des odeurs provenant de déchets, notamment des couches usagées, entre deux concessions voisines.
Selon Nakany Bérété, une altercation physique aurait éclaté entre elle et Sarata Doumbouya, belle-fille de la défunte.
Elle affirme ensuite avoir été prise à partie par la fille de Djoumatènèn Keïta. « Je me suis battue avec la belle-fille et la fille de Djoumatènèn. Elle est tombée, mais je ne l’ai pas touchée. Je ne sais pas dans quelles circonstances elle est décédée », a-t-elle soutenu devant le tribunal.
De son côté, le ministère public considère que les éléments du dossier caractérisent l’infraction de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Il a requis la déclaration de culpabilité de la prévenue et sollicité une peine de sept ans de réclusion criminelle.
La défense, assurée par Me Mamadi Doumbouya, s’est appuyée sur l’article 544 du Code de procédure pénale pour plaider l’infraction non constituée.
L’avocat a demandé l’acquittement pur et simple de sa cliente ainsi que sa remise en liberté immédiate.
L’affaire, qui met en lumière un conflit de voisinage aux conséquences dramatiques, reste désormais entre les mains du tribunal, appelé à trancher sur la responsabilité pénale de l’accusée dans les prochains jours.

Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org
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