Au grand marché de N’Zérékoré, ce vendredi 19 juin 2026 restera gravé comme une journée de douleur, de pertes et de tension. Depuis les premières heures de la matinée, un violent incendie consume une partie importante de ce poumon économique de la Guinée forestière, laissant derrière lui des centaines de commerçants désemparés.
Déclaré aux environs de 4 heures du matin, le feu continuait de progresser plusieurs heures plus tard malgré les efforts des sapeurs-pompiers et la mobilisation spontanée des habitants. Au fil des heures, l’espoir de sauver les marchandises a laissé place au désespoir. Sous les regards impuissants des propriétaires, les flammes ont englouti boutiques, magasins et stocks constitués parfois après plusieurs années de sacrifices.
Face à l’ampleur du drame, la tension est montée d’un cran. Des commerçants, submergés par l’émotion et la perte de leurs moyens de subsistance, ont exprimé leur colère contre les équipes de secours présentes sur les lieux.

Des échanges houleux ont éclaté alors que la fumée continuait d’assombrir le ciel de la capitale forestière. Pour éviter tout débordement, les forces de défense et de sécurité ont dû intervenir afin de disperser la foule et sécuriser le périmètre. Leur action a permis de rétablir le calme dans une atmosphère particulièrement tendue.Sur place, les autorités administratives et régionales ont effectué le déplacement pour constater l’ampleur des dégâts et apporter leur soutien aux victimes.
Elles ont également lancé des appels à la retenue et à la solidarité alors que de nombreuses familles voient partir en fumée l’essentiel de leurs revenus. À mesure que les flammes poursuivaient leur avancée, un constat s’imposait : derrière les pertes matérielles se cache un véritable drame humain.

📷 Zaly merveille
Pour de nombreux commerçants, ce ne sont pas seulement des marchandises qui disparaissent, mais des années d’efforts, d’investissements et d’espoirs.Alors que la lutte contre l’incendie se poursuivait encore à la mi-journée, le grand marché de N’Zérékoré offrait le visage d’une catastrophe dont les conséquences économiques et sociales risquent de se faire sentir pendant longtemps.
N’zérékoré, Moussa Moïse Camara pour le www.gbaikandjamana.org





