À l’occasion de la Journée mondiale des chimpanzés, célébrée ce 14 juillet, l’Union européenne (UE) a réaffirmé son engagement en faveur de la préservation des chimpanzés en Guinée, une espèce emblématique qui partage près de 98,9 % de son ADN avec l’être humain.

Dans le massif du Foutah Djallon, où les populations humaines et les chimpanzés cohabitent depuis des générations, la protection de cet équilibre naturel constitue une priorité. C’est dans cette dynamique que l’Union européenne poursuit son appui au projet NaturaGuinée, mis en œuvre par la Wild Chimpanzee Foundation, afin de renforcer la conservation de la biodiversité et la protection des habitats naturels.

Selon l’Union européenne, plusieurs avancées majeures ont été enregistrées grâce à cette initiative.
Les opérations de recensement ont permis d’estimer à environ 1 300 le nombre de chimpanzés vivant dans le futur Parc national Pinselli-Soyah-Sabouyah (PSS).
Les travaux scientifiques ont également permis d’identifier 53 espèces de mammifères dans le paysage du PSS et 73 espèces dans le Parc national du Badiar, illustrant la richesse exceptionnelle de la biodiversité guinéenne.
Sur le plan communautaire, 27 951 personnes, dont 11 393 femmes, ont été sensibilisées en 2025 à la protection de l’environnement et à la promotion d’une cohabitation harmonieuse entre les communautés et la faune sauvage.
L’Union européenne souligne également le renforcement des actions contre la criminalité faunique et floristique. En 2025, ces efforts ont conduit à 17 condamnations judiciaires ainsi qu’à d’importantes saisies, contribuant à réduire le trafic et la détention illégale de chimpanzés.
Par ailleurs, 97 % des plaintes enregistrées dans le cadre du mécanisme de gestion des griefs ont été résolues, notamment celles liées aux conflits entre les communautés locales et les animaux sauvages.
Les activités de surveillance se sont également intensifiées, avec plus de 90 % des aires protégées prioritaires couvertes chaque année par des patrouilles de surveillance et de lutte contre le braconnage.
L’Union européenne met enfin en avant le renforcement de la coopération transfrontalière entre la Guinée, le Sénégal et la Sierra Leone, une collaboration jugée essentielle pour assurer une meilleure protection des écosystèmes et de la faune sauvage dans la sous-région.
À travers ses investissements dans la conservation de la biodiversité, la gouvernance environnementale et l’implication des communautés locales, l’Union européenne affirme sa volonté de contribuer durablement à la protection des chimpanzés et de leurs habitats naturels en Guinée.

Source : Union européenne en Guinée.




