À seulement cinq kilomètres de la commune urbaine de Kissidougou, les habitants du quartier Marah continuent de vivre sans aucune infrastructure sanitaire de proximité.

Une situation que le président du conseil de quartier, Dr Mamadi Souaré, qualifie de préoccupante et qui expose quotidiennement les populations à de nombreux risques.

Selon lui, malgré plusieurs démarches entreprises auprès des autorités compétentes au fil des années, la localité ne dispose toujours d’aucun poste de santé.
« Nous avons été trop promis par les autorités, mais jusqu’à présent nous n’avons aucun poste de santé ici », regrette-t-il.
Face aux cas de maladie ou aux urgences médicales, les habitants sont contraints de transporter les patients vers l’hôpital préfectoral de Kissidougou. Un parcours parfois difficile pour des familles qui ne disposent pas toujours de moyens de transport.
« Quand il y a un malade ou une urgence, nous prenons beaucoup de risques pour l’envoyer à l’hôpital. Tout le monde n’a pas une voiture pour parcourir les cinq kilomètres nécessaires », explique-t-il.
Au nom des populations de Marah, Dr Mamadi Souaré lance un appel au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’aux autorités administratives et sanitaires, afin que la localité soit enfin dotée d’un poste de santé.
Pour les habitants, l’installation d’une structure sanitaire de proximité n’est plus un simple besoin de développement, mais une question de survie.
Car derrière les statistiques et les promesses non réalisées se cachent des vies humaines perdues sur le chemin de l’hôpital, faute d’une prise en charge rapide.
Une réalité douloureuse qui continue de marquer les familles de Marah et nourrit leur espoir de voir enfin leur appel entendu.

Nos envoyés spéciaux: Kemon Gbarando Touré, Alseny Philip Denkè Condé et Mohamed Diané de retour de Marah pour le www.gbaikandjamaba.org
tel: 620056156




