Un drame familial d’une rare violence a secoué la ville de Kissidougou dans la soirée du samedi 2 août 2025, a appris l’un de nos reporters. Selon nos informations, il s’agit d’une femme d’une cinquantaine d’années a été violemment attaquée à coups de pilon par son propre fils atteint de troubles mentaux.
Le crime s’est produit au quartier Sogbè 3, semant émoi et consternation dans tout le secteur.La victime, Mariam Foly Diallo, âgée de 50 ans et ménagère, a succombé à ses blessures à l’hôpital préfectoral de Kissidougou aux environs de 19 heures, selon des sources hospitalières.

Le principal suspect, Mamadou Saliou Diallo, 26 ans, souffre de troubles mentaux depuis environ six ans.
Selon les témoignages recueillis sur place, notamment celui de Mamadou Yéro Diallo, chef de secteur, le jeune homme, enchaîné depuis plusieurs années pour prévenir tout débordement, aurait réussi à se libérer avant de s’en prendre mortellement à sa mère.
« C’est la première fois qu’il agresse physiquement quelqu’un. Il fréquentait auparavant l’école française puis coranique, mais avec la maladie, il agit parfois de façon incontrôlable » a confié le chef de secteur.

L’intervention rapide des voisins n’aura pas suffi à sauver la victime. La gendarmerie territoriale de Kissidougou a immédiatement interpellé le jeune homme qui a été placé en garde à vue.
Le parquet a ensuite autorisé la remise du corps à la famille pour l’inhumation, prévue ce dimanche dernier après la prière de 16 heures.
Ce drame remet crûment sur la table la problématique des malades mentaux maintenus dans les foyers sans prise en charge médicale appropriée. À Kissidougou comme dans plusieurs villes du pays, ces personnes vulnérables sont souvent confinées ou enchaînées, faute de structures spécialisées.

Il y a quelques années, un fait similaire s’était produit dans le quartier Kôrôdou, confirmant l’urgence d’une politique nationale de santé mentale digne et sécurisée. La tragédie de Sogbè 3 appelle donc à une réflexion collective sur la prévention de tels drames, et sur le sort réservé aux personnes souffrant de troubles psychiatriques en Guinée.
Alpha Amadou Barry chef de bureau régional de Gbaikandjamana média basé à faranah.
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