Une nouvelle attaque à main armée vient raviver les inquiétudes sécuritaires dans la commune urbaine de Labé. Dans la soirée du vendredi 24 avril 2026, deux personnes ont été blessées par balles dans le secteur de Misside Hinde, relevant du quartier Tata 2, après avoir été prises pour cible par des individus non identifiés.
Selon les informations recueillies, les faits se sont produits aux environs de 21 heures. Les deux victimes, de retour d’une boutique, ont été surprises par quatre hommes armés, embusqués dans une zone plongée dans l’obscurité. Les assaillants ont exigé la remise d’un sac. Face au refus des victimes, l’un d’eux a ouvert le feu à deux reprises.
Touché aux deux jambes, Alhassane Diallo, l’une des victimes, a livré son témoignage depuis son lit d’hôpital :
« Nous étions avec ma sœur en train de rentrer. Ils étaient déjà postés là-bas. Ils nous ont demandé notre sac, mais nous avons refusé. C’est ainsi qu’ils ont tiré. J’ai été atteint aux jambes et ma sœur au pied. Ils avaient le visage masqué et il n’y avait pas d’éclairage, donc impossible de les reconnaître. »
Après avoir fait usage de leurs armes, les agresseurs se sont emparés du sac contenant une somme d’argent non déterminée ainsi que deux téléphones portables, avant de prendre la fuite.
« Ils ont pris le sac avec l’argent et deux téléphones. Je ne connais pas le montant exact, car nous faisons le point des recettes à la maison. Il s’agit de la boutique de mon grand frère que je gère », a précisé la victime.
Toujours hospitalisées, les deux personnes blessées attendent les résultats de leurs examens médicaux.
À travers ce drame, elles lancent un appel pressant aux autorités pour un renforcement des dispositifs sécuritaires, notamment l’installation d’un éclairage public dans les zones à risque.
Cette attaque relance avec acuité le débat sur l’insécurité dans certains quartiers de Labé, où les populations réclament des mesures concrètes pour enrayer la recrudescence des actes de banditisme.

Le Gbaikandjamana
La Rédaction



