À Kpèlè-koly, les habitants ont le sentiment de vivre une succession de drames sans répit. Une semaine seulement après l’incendie qui a coûté la vie à une mère de sept enfants, le quartier est de nouveau plongé dans l’émotion après la découverte d’un fœtus dans la rivière Tinguèin.
Le lundi 15 juin 2026, des enfants partis pêcher ont fait une découverte glaçante au bord du cours d’eau. Dans un sachet abandonné flottait un fœtus, provoquant la stupeur des riverains. Très vite, les autorités locales, les services de santé et les forces de sécurité se sont rendus sur les lieux pour les premières constatations.
Selon les premiers éléments recueillis, il pourrait s’agir d’un fœtus issu d’une fausse couche qui aurait ensuite été abandonné dans la rivière. Une hypothèse qui devra être confirmée ou infirmée par l’enquête ouverte par les autorités compétentes.
Mais au-delà des faits, c’est l’état d’esprit de toute une communauté qui interpelle. À Kpèlè-koly, les blessures du récent incendie sont encore vives. La disparition tragique d’une mère de sept enfants avait profondément marqué les habitants. Aujourd’hui, cette nouvelle découverte ravive la douleur et renforce un sentiment d’incompréhension.
Dans les concessions, aux abords de la rivière et dans les lieux de rassemblement, les discussions tournent autour de la même question : pourquoi le quartier est-il frappé par autant de drames en si peu de temps ?
Les enquêteurs tentent désormais de remonter la piste de l’origine du fœtus et d’établir les circonstances exactes de son abandon. Une tâche qui s’annonce complexe, d’autant que la rivière Tinguèin traverse plusieurs secteurs de la commune.
En attendant les conclusions de l’enquête, Kpèlè-koly reste suspendu entre douleur, interrogations et espoir de voir enfin s’éloigner cette série noire qui, depuis plusieurs jours, bouleverse le quotidien de ses habitants.

Moussa Moïse Camara
www.gbaikandjamana.org




