Le lycée Général Lansana Conté (GLC) de N’Zérékoré a servi de cadre, ce jeudi 18 juin 2026, au lancement officiel des épreuves de l’examen d’entrée en 7e année. Devant les autorités administratives, éducatives et sécuritaires, un message fort a dominé la cérémonie : la réussite doit être le fruit du travail et non de la fraude.
Face aux milliers de candidats appelés à franchir cette première étape des examens nationaux, le gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré col. Moussa Condé a exhorté les élèves à croire en leurs capacités et à éviter toute tentative de tricherie.
« Quand tu fraudes une fois, jusqu’à la fin de ta vie, ta conscience te rappellera que tu n’as pas mérité ta place », a-t-il déclaré, invitant les candidats à compter sur leur « valeur intrinsèque » plutôt que sur l’aide d’autrui.

Pour les autorités éducatives, la session 2026 doit consacrer le mérite. L’inspecteur régional de l’Éducation, Gbato Donzo, a rappelé que toutes les dispositions ont été prises pour garantir des examens crédibles et transparents dans l’ensemble de la région.
« On ne peut pas parler de performance et de compétitivité avec la fraude ou la facilité », a-t-il insisté.

Dans la région de N’Zérékoré, 42 747 candidats, dont 18 436 filles, affrontent les épreuves dans 1 166 centres d’examen sous la supervision de 2 702 surveillants.
Au niveau de la préfecture de N’Zérékoré, 15 283 candidats, dont 6 811 filles, sont répartis dans 48 centres et 515 salles de classe.

Parmi les candidats présents à la cérémonie figurait Delphine, élève en 6e année. Avec assurance, la jeune candidate a expliqué avoir préparé cet examen grâce à l’encadrement de ses enseignants et au soutien de sa famille.

Selon elle, ses maîtres lui ont appris à travailler avec sérieux, tandis que son oncle l’a accompagnée à la maison dans ses révisions. Mais au-delà des connaissances scolaires, Elle dit avoir reçu un autre enseignement : celui de la confiance en soi. « On m’a encouragée à ne pas avoir peur des surveillants, à rester concentrée et à ne pas frauder », a-t-elle confié.
La jeune élève affirme avoir été sensibilisée aux dangers de la tricherie et à l’importance de compter sur ses propres efforts. « Je dois rester concentrée sur mon travail, ne pas copier sur les autres et bien répondre aux questions pour montrer ce que je sais faire », a-t-elle déclaré avec conviction.

Interrogée sur ses chances de réussite, Delphine n’a laissé place à aucun doute : elle se dit prête à relever le défi et vise un résultat parfait.
Présent à N’Zérékoré au nom du ministère de l’Éducation nationale, Moussa Magassouba, superviseur des examens nationaux, a salué les préparatifs réalisés par les structures éducatives locales. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’accompagner les candidats, notamment les plus jeunes, afin d’éviter tout stress inutile.

Selon lui, l’objectif n’est pas seulement d’organiser un examen sans fraude, mais aussi de permettre aux élèves de composer dans un environnement serein et favorable à l’expression de leurs compétences.

À travers cette première journée, les autorités espèrent voir émerger une génération d’élèves capables de réussir par le mérite.
Moussa Moïse Camara Www.gbaikandjamana.org




