LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
● Dans nos familles, nos couples, nos administrations ou même nos communautés, nous passons souvent plus de temps à deviner qu’à comprendre. La mauvaise communication est devenue l’un des maux les plus silencieux mais les plus destructeurs de notre société. Elle n’explose pas comme un scandale, elle s’infiltre, lentement, dans les relations jusqu’à les fragiliser.
● Le problème n’est pas seulement ce que nous disons, mais surtout ce que nous ne disons pas. Le non-dit crée des interprétations. L’interprétation crée des rumeurs. Les rumeurs créent des conflits. Et ainsi, ce qui aurait pu être réglé par une simple discussion devient un mur entre les personnes.
● La mauvaise communication naît de plusieurs attitudes : écouter pour répondre au lieu d’écouter pour comprendre, parler avec colère au lieu de parler avec calme, laisser nos émotions guider nos mots plutôt que notre raison. Dans un monde où chacun veut avoir raison, peu cherchent à avoir une vraie conversation.
● Pourtant, bien communiquer ne coûte rien. C’est une discipline : se taire quand la colère monte, choisir les mots qui apaisent, clarifier ce qui est flou, oser poser des questions, expliquer au lieu d’accuser, écouter au lieu de soupçonner. La communication n’est pas un don, c’est un effort.
● Il est temps de changer.
Parce que là où la mauvaise communication divise, la bonne communication libère, clarifie et rassemble.
Nos relations, nos organisations, nos familles méritent mieux que des malentendus qui deviennent des barrières.
● Apprenons à parler. Apprenons surtout à nous écouter.C’est peut-être la plus grande compétence que notre société doit réapprendre.

Par Mory Faraba Dioumessi journaliste



