À Diguiling, un district situé à une quarantaine de kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture de Siguirini, préfecture de Siguiri.

l’école franco-arabe Daroul Courane Hadis offre un visage inquiétant du système éducatif en milieu rural.
Les images parlent d’elles-mêmes : un bâtiment en banco fissuré, une toiture en tôle visiblement fragilisée, des ouvertures béantes servant de portes et de fenêtres, et un tableau noir à peine fixé sur un mur délabré.

À l’intérieur, des dizaines d’enfants, assis sur des bancs rudimentaires, suivent les cours dans des conditions précaires. L’espace est exigu, mal aéré, et ne garantit ni sécurité ni confort.
Certains élèves, concentrés malgré tout, témoignent d’une volonté d’apprendre qui contraste fortement avec l’état de leur environnement scolaire.

Cette situation soulève de sérieuses préoccupations. En cas d’intempéries, le bâtiment pourrait difficilement résister. L’absence d’infrastructures adéquates expose les élèves et les encadreurs à des risques permanents.
Plus qu’un simple manque de moyens, c’est la question de l’équité dans l’accès à une éducation de qualité qui se pose avec acuité.
Comment espérer former les cadres de demain dans de telles conditions ?
À Diguiling, comme dans plusieurs localités enclavées, l’école continue de survivre grâce à la résilience des communautés, mais au prix d’énormes sacrifices.

Face à cette réalité, les autorités éducatives, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les bonnes volontés sont interpellés. Il devient urgent d’agir pour réhabiliter ou reconstruire cet établissement, afin d’offrir aux enfants un cadre d’apprentissage digne et sécurisé.
Car au-delà des murs fissurés, c’est l’avenir de toute une génération qui se fragilise dans le silence.

De retour de Diguiling Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org
Tel : 623-18-39-60



