Le gouvernement guinéen durcit le ton face à la poursuite de l’utilisation des engins lourds dans les zones d’exploitation artisanale de l’or à Siguiri. Invité du journal télévisé de la RTG le mardi 16 juin, le porte-parole du gouvernement et ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a expliqué les raisons de cette fermeté et justifié les récentes sanctions infligées à plusieurs responsables administratifs de la préfecture.
Selon le ministre, malgré le communiqué conjoint signé le 13 mars 2026 par les ministères de l’Administration du Territoire, des Mines et de l’Environnement, interdisant l’usage des excavatrices, pelles mécaniques et autres engins dans l’orpaillage artisanal, les contrôles effectués sur le terrain ont révélé que ces machines continuaient à fonctionner en toute illégalité.
Pour les autorités, cette situation constitue une violation manifeste des décisions de l’État. Ousmane Gaoual Diallo estime que l’absence d’application de cette mesure a favorisé une exploitation désordonnée, avec de lourdes conséquences sur l’environnement.
Il a insisté sur le fait que l’objectif principal de cette interdiction est de protéger les terres agricoles, les cours d’eau et les populations riveraines. D’après lui, l’utilisation incontrôlée des engins mécanisés accélère la dégradation des écosystèmes et menace durablement les ressources naturelles du pays.
Le porte-parole du gouvernement a également rappelé que la préservation de l’environnement et la promotion d’une exploitation minière responsable figurent parmi les priorités des autorités. Il a indiqué que le gouvernement entend faire respecter les textes en vigueur afin de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Abordant la suspension et la révocation de plusieurs responsables administratifs à Siguiri, Ousmane Gaoual Diallo a affirmé que ces décisions font suite aux constats établis par les missions d’inspection. Selon lui, les services chargés de faire appliquer l’interdiction n’ont pas pleinement assumé leurs responsabilités.
Il a toutefois précisé que les mesures annoncées restent provisoires. Les enquêtes se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chaque acteur et d’établir les éventuels manquements avant les décisions définitives.
Le ministre a enfin tenu à dissiper toute confusion. Il a assuré que le gouvernement ne cherche pas à mettre un terme à l’exploitation artisanale traditionnelle de l’or, reconnue pour son importance économique et sociale. En revanche, les autorités entendent mettre fin aux pratiques illégales impliquant des engins lourds, jugées destructrices pour l’environnement et dangereuses pour les communautés locales.
En renforçant les contrôles et en sanctionnant les responsables défaillants, le gouvernement affiche sa volonté de faire respecter les règles qui encadrent l’exploitation artisanale de l’or à Siguiri.

Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




