LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
La manifestation nocturne qui a secoué Siguiri dans la nuit du dimanche a viré au drame, laissant derrière elle un bilan lourd et des témoignages glaçants.

Ce qui devait être un mouvement de protestation a rapidement dégénéré en scènes de violences, mêlées de panique, d’agressions et d’actes de vandalisme.

Selon un premier témoin rencontré sur place, les manifestants se sont déployés jusqu’au niveau de Forêt Gare, où ils auraient agressé une femme et endommagé un véhicule.
« Les manifestants sont venus jusqu’au niveau de Forêt Gare. Ils ont tabassé une femme et l’ont blessée, puis cassé le titre d’un véhicule. Je suis venu accompagner la femme à l’hôpital », témoigne un habitant, encore sous le choc.
Laye Doumbouya, présenté comme un ami de la victime et témoin direct des faits, décrit une scène chaotique provoquée par l’intervention des forces de sécurité. Selon lui, ces dernières auraient usé de gaz lacrymogènes à deux reprises contre la foule.
« Les services de sécurité ont d’abord utilisé du gaz sur les gens. Puis ils ont effectué un second mouvement, se sont garés au milieu du rond-point sur le goudron et ont encore tiré. C’est à ce moment que le camion benne, venant du marché hebdomadaire de Tombogo, est arrivé. Sous l’effet du gaz, il a perdu le contrôle. Le défunt, qui était assis au-dessus du camion, est tombé, et le véhicule lui a roulé dessus. Il est mort sur place », raconte-t-il, la voix serrée.
La mort tragique du jeune homme, écrasé sous la benne après avoir été déséquilibré par les gaz, a jeté une onde de choc dans toute la ville. La population peine à comprendre comment une manifestation a pu se conclure par un tel drame.
Les autorités, pour l’heure, n’ont encore livré aucune version officielle, tandis que les témoignages se multiplient et la tension demeure palpable.

Affaire à suivre…
Jeannette jacky Traoré pour le www.Gbaikandjamana.org
Décryptage : Alseny Philip Denkè Condé




