À Siguiri, la circulation nocturne devient de plus en plus préoccupante pour les conducteurs. En cause notamment : l’utilisation de phares LED très puissants, parfois mal réglés, qui provoquent un éblouissement important des usagers venant en sens inverse. Une situation qui soulève des questions sur la sécurité routière et le contrôle des équipements d’éclairage des véhicules.
Sur plusieurs axes routiers, la conduite de nuit est déjà rendue difficile par l’insuffisance de l’éclairage public et les conditions parfois dégradées de certaines routes. À cela s’ajoute désormais l’usage de projecteurs LED particulièrement puissants.
Lorsqu’ils sont correctement installés et orientés, les phares LED peuvent améliorer considérablement la visibilité du conducteur. Mais lorsqu’ils sont trop puissants, mal réglés ou directement dirigés vers les yeux des automobilistes venant en face, ils peuvent devenir une véritable source de danger.
L’éblouissement peut entraîner une perte momentanée de visibilité. Sur une route sombre, ces quelques secondes peuvent suffire à empêcher un conducteur de distinguer correctement un véhicule, un motocycliste, un piéton ou un obstacle situé sur la chaussée.
Le problème ne concerne donc pas uniquement le confort visuel. Il touche directement à la sécurité de l’ensemble des usagers de la route.
À Siguiri, où les motos, véhicules particuliers, taxis et poids lourds se partagent quotidiennement les axes routiers, la multiplication des éclairages excessivement puissants mérite une attention particulière.
Au-delà des conducteurs, les motocyclistes et les piétons sont particulièrement exposés lorsqu’ils sont confrontés à un éblouissement soudain.
Face à cette situation, une réflexion sur le contrôle et la réglementation de l’utilisation des systèmes d’éclairage automobile apparaît nécessaire.
Les services compétents sont notamment interpellés sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des conducteurs, de vérifier le réglage des phares lors des contrôles techniques et, lorsque cela est nécessaire, de veiller au respect des normes applicables aux dispositifs d’éclairage des véhicules.
Une campagne locale de sensibilisation pourrait également permettre de rappeler aux usagers qu’un phare n’est pas destiné à « impressionner » ou à éclairer au détriment de celui qui arrive en face.
Voir mieux, oui. Éblouir les autres, non. Sur les routes de Siguiri comme ailleurs en Guinée, la sécurité nocturne repose aussi sur une utilisation responsable des équipements d’éclairage.
La question mérite désormais une attention accrue des autorités chargées de la sécurité routière, mais également une prise de conscience collective des conducteurs.

Siguiri Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




