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Suite au report de la date d’ouverture des classes initialement prévue, les acteurs du marché scolaire de Siguiri réagissent ce mercredi 3 Septembre 2025.

Entre satisfaction des parents et inquiétudes des commerçants, les avis divergent.

Au grand marché de Siguiri, Mohamed Sidibé, vendeur de sacs, se réjouit de cette décision :
« Par la grâce de Dieu, les sacs s’achètent petit à petit, même si c’est cher. Ici comme à Conakry, les temps sont durs, mais certains parents viennent quand même acheter. J’étais très content quand j’ai appris le report. Avec la première date, les parents n’étaient pas prêts, mais maintenant ils vont mieux s’organiser. »

Même son de cloche chez Aboubacar Barry, vendeur de cahiers, qui estime que cette mesure évite aux familles de s’endetter :
« Nous apprécions le report. Les temps sont durs. Si la première date avait été maintenue, beaucoup de parents allaient s’endetter pour acheter les fournitures. Là, ils achètent petit à petit. »

Cependant, ce délai supplémentaire n’arrange pas tout le monde.

Sekou Oumar Camara, vendeur de tenues scolaires, note une baisse des ventes depuis l’annonce :
« Avec la première date, on avait commencé à faire de bonnes affaires. Depuis le report, l’affluence des clients a baissé. Mais j’invite les parents à ne pas attendre le dernier moment pour acheter les fournitures. »
Pour les parents d’élèves, ce répit est une bouffée d’oxygène.

Fanta Diawara, croisée au marché, explique sous anonymat :
« J’apprécie le report. Les moyens ne sont pas les mêmes chez tous les parents. Si l’État n’avait pas repoussé la date, ça allait être très difficile. »

Ce décalage de calendrier apparaît donc comme une aubaine pour les familles en difficulté, mais un coup dur pour les commerçants qui espéraient une rentrée rapide pour écouler leurs stocks.

Alseny Philip Denkè Condé pour www.gbaikandjamana.org





