Le tribunal de première instance de Siguiri a rendu son verdict ce mardi 21 avril 2026 dans une affaire de trafic illicite de drogue à haut risque. Deux ressortissantes sierra-léonaises, Aminata Mansarey et Jennette Koumba N’Gégba, ont été reconnues coupables pour leur implication dans le transport de cocaïne intercepté à la frontière guinéo-malienne.

À l’issue des débats, la juridiction a prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement ferme à leur encontre. Cette condamnation est assortie d’une amende équivalente au triple de la valeur de la drogue saisie. Le tribunal a également ordonné l’incinération des dix plaquettes de cocaïne retrouvées en leur possession.
En plus de ces sanctions, des mesures complémentaires ont été prises : les deux condamnées sont frappées d’une interdiction de séjour sur le territoire guinéen pour une durée de dix ans à compter de l’exécution de leur peine, suivie de leur expulsion. Le tribunal a par ailleurs ordonné la restitution de leurs effets personnels, à l’exception de leurs cartes nationales d’identité.
Incarcérées à la maison d’arrêt de Siguiri depuis le 15 juillet 2024, les prévenues avaient été interpellées dans la sous-préfecture de Kourémalé, zone frontalière entre la Guinée et le Mali. Elles transportaient alors dix plaquettes de cocaïne destinées, selon les éléments du dossier, à être convoyées vers le Ghana.
À la barre, les deux accusées ont reconnu les faits, tout en sollicitant la clémence du tribunal. Une requête restée sans effet face à la gravité des charges retenues.
Ce jugement s’inscrit dans un contexte de renforcement de la lutte contre les trafics de stupéfiants en Afrique de l’Ouest, où les réseaux transfrontaliers exploitent les zones frontalières pour leurs activités illicites. Les autorités judiciaires guinéennes affichent ainsi leur volonté de durcir le ton face à un phénomène en constante expansion.
Derrière cette décision, un message clair est adressé aux réseaux criminels : les corridors frontaliers ne seront plus des zones de transit tolérées, mais des lignes de front où la justice entend désormais frapper sans relâche.

Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




