À quelques semaines du début de la saison hivernale, le gouvernement guinéen intensifie la lutte contre l’insalubrité et les inondations. Dans la soirée du mardi 12 mai 2026, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Aboubacar Camara, accompagné des cadres de son département ainsi que des partenaires techniques, a procédé au lancement officiel d’une vaste campagne de curage des caniveaux au quartier Kénien, dans la commune de Matam.
Cette opération vise à prévenir les risques d’inondation et à améliorer le cadre de vie des populations avant les fortes pluies annoncées dans le pays.

Prenant la parole au micro de notre reporter, le ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour gagner le combat contre l’insalubrité. Selon lui, cette situation est le résultat de comportements longtemps tolérés et banalisés dans la société.
« Depuis pratiquement trois semaines, le gouvernement et l’ensemble des acteurs travaillent en prélude de la saison pluvieuse. Si aujourd’hui nous sommes au niveau de Kénien, c’est parce qu’il y a eu des efforts qui ont été faits. Nous demandons aux hommes de médias de nous accompagner dans la sensibilisation des populations », a déclaré Aboubacar Camara.
Le ministre a également dénoncé le manque d’implication de certains acteurs communautaires dans la sensibilisation citoyenne, notamment les responsables locaux et leaders religieux, face aux enjeux liés à la santé publique et à l’assainissement.

Poursuivant son intervention, il a rappelé que la salubrité constitue l’image même de la Guinée aux yeux du monde.
« Quand un étranger arrive de l’aéroport à l’hôtel, les premières observations qu’il fait concernent la salubrité. C’est le miroir diplomatique d’un pays.
Nous devons préserver notre dignité et offrir à nos familles des conditions de vie salubres et dignes », a-t-il souligné.
Le ministre a enfin appelé les citoyens à abandonner définitivement les mauvaises pratiques, notamment le dépôt anarchique des ordures dans les rues et les caniveaux.
« La Guinée appartient à nous tous. Quand elle va bien, c’est l’honneur de tous les Guinéens. Mais quand elle va mal, c’est aussi tous les Guinéens qui doivent le ressentir. Ensemble, avec l’appui des médias, des chefs de quartiers et des populations, nous allons y arriver », a-t-il conclu.

Amadou Djogo pour le www.Gbaikandjamana.org




