Une situation inhabituelle a suscité l’inquiétude des habitants du quartier Gare, à Kankan, dans l’après-midi de ce mardi 29 septembre 2026. Plusieurs coups de feu ont été entendus à proximité de la prison civile de la ville, entraînant le déploiement de forces de sécurité autour de l’établissement.
Des éléments de la BAC 23 ainsi que des militaires ont été mobilisés sur les lieux. Certains agents étaient positionnés à proximité des habitations voisines, dans une posture de sécurisation du périmètre.
Selon des habitants du secteur, les détonations ont été entendues alors qu’ils se trouvaient chez eux avec leurs familles.
« Nous étions dehors avec les enfants lorsque nous avons entendu les coups de feu. Nous avons immédiatement fait rentrer les enfants à la maison. Peu après, des militaires sont arrivés en renfort », raconte un riverain sous anonymat.
Un autre témoin dit avoir également entendu les tirs, tout en précisant ne pas avoir constaté de mouvement de détenus à l’extérieur de la prison.
« J’ai entendu les coups de feu, mais je n’ai pas vu de prisonnier sortir de la prison », témoigne-t-il.
La présence des forces de sécurité a également empêché certains proches de détenus d’accéder aux abords immédiats de la prison. Des personnes venues apporter de la nourriture à des détenus auraient été priées de rester à distance pendant que les militaires procédaient à des vérifications.
Les faits se sont déroulés notamment evers 16 heures, selon les informations recueillies auprès de plusieurs personnes présentes dans le secteur.
Contacté à la sortie de la prison, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, n’a pas souhaité se prononcer immédiatement sur les circonstances des tirs. Il a indiqué être mobilisé par la situation avant de pouvoir éventuellement communiquer davantage d’informations.
Pour l’heure, aucune explication officielle n’a été donnée sur l’origine des coups de feu. Les circonstances précises de l’incident, ainsi que l’existence éventuelle de blessés ou d’autres conséquences, restent à établir.
Les autorités judiciaires et sécuritaires pourraient apporter des précisions dans les prochaines heures.

Lamarana Barry pour le www.gbaikandjamana.org




