Sous le thème « Intelligence Artificielle et justice en Guinée », l’entreprise CANDI a organisé ce mercredi 13 mai 2026, au buffet de la gare une session de renforcement des capacités à l’intention des magistrats et de plusieurs acteurs de la société civile, dans le but de promouvoir l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’administration publique, notamment dans le secteur judiciaire.

Cette initiative s’inscrit dans un programme global porté par l’entreprise, visant à accompagner les cadres et responsables administratifs de Kankan dans l’adaptation aux nouveaux outils technologiques.

Selon Mohamed Souaré, fondateur de l’entreprise CANDI, l’intelligence artificielle représente aujourd’hui une réalité incontournable, et il est essentiel d’aider les institutions publiques à évoluer avec leur temps.
« Cette initiative est un programme de notre entreprise visant à accompagner les cadres et les administrateurs de la ville de Kankan sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est une réalité. Vouloir avancer sans accompagner ceux qui encadrent et facilitent la vie de la population, c’est comme oublier notre État. », a-t-il expliqué.

Mohamed Souaré a également indiqué que cette formation est une opportunité importante, car plusieurs travailleurs ne maîtrisent pas encore les outils informatiques modernes.
« La majorité n’est pas encore habituée aux outils informatiques. C’est donc une opportunité pour eux d’apprendre. L’intelligence artificielle ne nécessite pas forcément un ordinateur : avec les téléphones aussi, ils peuvent l’utiliser pour faciliter leur quotidien dans l’administration. »

Après une première expérience réussie au niveau de l’hôpital régional de Kankan, où le personnel a été formé à l’utilisation de l’intelligence artificielle, CANDI poursuit son programme en ciblant désormais le secteur judiciaire.
« Aujourd’hui, nous sommes avec la justice. Cette initiative vise toute la ville de Kankan, notamment les cadres et les travailleurs. Nous avons commencé avec l’hôpital régional où nous avons formé le personnel. Aujourd’hui, ces personnes s’en sortent bien dans leurs activités. »

Le fondateur a rassuré que cette initiative va continuer dans d’autres services publics, afin de renforcer l’efficacité de l’administration guinéenne à travers l’innovation.
« C’est maintenant le tour de la justice. Après cela, nous allons continuer avec tous les services publics. Ce projet n’est pas destiné uniquement aux magistrats : ils font partie de l’administration publique comme les autres cadres. C’est tour à tour et leur moment est arrivé. »

Mohamed Souaré a tenu à préciser que l’objectif principal de ce programme n’est pas seulement la visibilité de l’entreprise, mais aussi une contribution citoyenne au développement local.
« L’entreprise ne vise pas seulement la visibilité. Nous sommes au-delà des profils et de l’image. Nous sommes des citoyens de Kankan et c’est cet engagement citoyen qui nous a motivés à offrir cette opportunité aux personnes qui en ont besoin. »

Présent à cette rencontre, le premier président de la Cour d’appel de Kankan Pierre Lamah a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de l’entreprise CANDI. Il estime que l’intelligence artificielle peut renforcer les performances du système judiciaire guinéen.
« Lorsqu’on a un appui comme l’intelligence artificielle, cela peut booster nos compétences et améliorer nos prestations pour le plus grand bonheur des usagers. Dans la rédaction de nos décisions, cela peut nous rendre plus efficaces, écrire plus rapidement et produire davantage de décisions par jour. Nous remercions l’entreprise CANDI pour cette initiative citoyenne. »
À travers ce programme intitulé
« Intelligence Artificielle et justice en Guinée », l’entreprise CANDI entend contribuer à la modernisation des institutions publiques et à l’amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.

𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐓𝐚𝐭𝐚 𝐁𝐚𝐧𝐠𝐨𝐮𝐫𝐚 et Lamarana Barry pour www.gbaikandjamana.org
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