Le tronçon Mamou–Labé, long de 135 kilomètres, est devenu une véritable épreuve pour les usagers. Entre nuages de poussière en saison sèche, bourbiers à la moindre pluie et déviations improvisées, les voyageurs peinent aujourd’hui à circuler normalement sur cet axe pourtant stratégique de la Moyenne-Guinée.

Depuis plusieurs mois, des travaux de reconstruction ont été engagés sur cette route reliant plusieurs préfectures de la région. Mais sur le terrain, de nombreux usagers dénoncent la lenteur d’exécution du chantier. Une situation qui suscite de vives inquiétudes, surtout à l’approche de la grande saison des pluies.
Le long du trajet, le décor illustre l’ampleur des difficultés : amas de gravats, troncs d’arbres abandonnés, portions dégradées et passages difficilement praticables ralentissent considérablement la circulation. Conducteurs de véhicules de transport, commerçants et simples voyageurs disent vivre un véritable calvaire au quotidien.
« Avant, lorsque la route était praticable, le trajet se faisait en peu de temps. Aujourd’hui, pour parcourir seulement 135 kilomètres, il faut parfois jusqu’à sept heures de route », déplore un usager rencontré sur place.
Au-delà des pertes de temps, cette situation impacte également les activités économiques, augmente les coûts du transport et expose les voyageurs à de nombreux risques d’accidents, particulièrement la nuit et en période de pluie.
Face à cette réalité, plusieurs citoyens appellent les autorités et les entreprises en charge des travaux à accélérer le rythme afin de soulager les populations et éviter que cet important corridor routier ne devienne totalement impraticable.
À l’approche des grandes pluies, les usagers redoutent déjà le pire : voir ce tronçon vital se transformer en piège géant pour les voyageurs et les transporteurs.

Amadou Djogo pour la rédaction du www.Gbaikandjamana.org



