Le village de Katchioppe, situé dans le district de Dabiss, préfecture de Boké, à proximité de la frontière avec la Guinée-Bissau, fait face à un grave déficit d’infrastructures routières.

La principale préoccupation des populations reste l’absence de ponts sur les différents cours d’eau qui traversent l’axe reliant le village au reste de la région.

En cette période de fortes pluies, la situation est devenue particulièrement préoccupante. Plusieurs passages sont submergés, rendant la circulation extrêmement difficile, voire impossible par endroits. Les véhicules peinent à franchir les cours d’eau, ce qui isole progressivement les habitants.
Cette situation a de lourdes conséquences sur la vie quotidienne. Les producteurs agricoles rencontrent d’importantes difficultés pour évacuer leurs récoltes vers les marchés, entraînant des pertes économiques. Les malades, quant à eux, éprouvent d’énormes difficultés à rejoindre les centres de santé pour recevoir des soins.

Face à cette réalité, les populations de Katchioppe lancent un appel pressant aux autorités à tous les niveaux afin que des ponts soient construits dans les meilleurs délais. Elles estiment que le désenclavement de cette localité est indispensable pour garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens.
Des citoyens, ayant requis l’anonymat, affirment qu’aussi longtemps que Katchioppe restera isolé par l’absence de ponts, aucun véritable projet de développement local ne pourra se concrétiser. Pour eux, la construction de ces ouvrages n’est plus une simple revendication, mais une nécessité vitale pour les habitants.

Les populations espèrent que leur appel sera entendu avant la prochaine grande saison des pluies.

Boké, Mamoudou Kagnèka Bah pour Gbaikandjamana Médias.




