MLa tension est brusquement montée d’un cran à la frontière guinéo-ivoirienne. De violents affrontements ont opposé ce dimanche les habitants de Kalafilila, dans la sous-préfecture de Bougoula (Guinée), à ceux de Fangala, localité voisine en Côte d’Ivoire. Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés dans les deux camps.

D’après des sources locales concordantes, l’origine de ces violences remonte à un différend foncier persistant autour d’une mare dénommée Dalagbeba, située derrière le fleuve, du côté ivoirien. Ce litige, qui oppose les deux communautés depuis près de trois ans, n’a jusque-là fait l’objet d’aucun règlement définitif, malgré les tensions récurrentes qu’il suscite.
Au fil de la journée, la situation a dégénéré en affrontements directs entre les populations des deux villages. Côté guinéen, 11 blessés ont été enregistrés. Tous ont été évacués et sont actuellement pris en charge à l’hôpital régional de Kankan. Du côté de Fangala, plusieurs blessés ont également été signalés, sans qu’un bilan officiel ne soit pour l’heure disponible.

Sur le terrain, la tension demeure palpable, laissant craindre une possible escalade dans cette zone frontalière déjà fragile. Face à cette situation, des appels pressants sont lancés aux autorités administratives et sécuritaires des deux pays pour une intervention rapide, en vue de rétablir le calme et favoriser un dialogue apaisé entre les communautés.
Cet épisode met en lumière la persistance des conflits fonciers dans les zones frontalières, souvent aggravés par l’absence de délimitations claires et de mécanismes durables de résolution.
Dans l’attente d’une réponse des autorités, les populations locales redoutent une aggravation de la situation et espèrent un règlement définitif de ce différend qui menace la cohésion sociale dans la région.

Ibrahima Sidibé pour le www.Gbaikandjamana.org



