La jeunesse de la sous-préfecture de Tomba-Kansa, situé à 170 km du Chef lieux de la préfecture de Siguiri exprime de plus en plus son ras-le-bol face aux nombreuses difficultés auxquelles elle est confrontée.

Entre le manque d’emploi, l’absence d’infrastructures dédiées aux jeunes et le déficit d’espaces sportifs, les responsables locaux de la jeunesse dénoncent une situation qu’ils jugent préoccupante.

Dans une déclaration accordée à notre rédaction, Fanden Bérété, Directeur sous-préfectoral de la jeunesse de Tomba-Kansa, a pointé du doigt le manque d’opportunités d’emploi pour les jeunes de la localité, notamment au sein de la Société Minière de Dinguiraye (SMD).
« La première difficulté de la jeunesse ici, c’est l’emploi. Il n’y a pratiquement pas de travail pour les jeunes de Tomba-Kansa. La SMD publie souvent des appels d’offres et les jeunes déposent leurs dossiers, mais il n’y a jamais de suite favorable », a-t-il regretté.
Selon lui, plusieurs démarches ont été entreprises afin de favoriser l’intégration des jeunes de la localité dans les recrutements de la société minière, mais sans résultats concrets.
« Je me suis beaucoup battu pour que les jeunes soient employés, mais hélas. Pourtant, il existe un protocole d’accord entre la jeunesse de Tomba-Kansa et la SMD. J’ai une copie et eux aussi en ont une, mais ce document est mis de côté et n’est pas respecté », dénonce-t-il.
Le responsable de la jeunesse estime que malgré certaines assistances ponctuelles accordées à la sous-préfecture, la question essentielle de l’emploi reste ignorée.
« Ils assistent parfois la sous-préfecture, mais ils n’emploient pas les jeunes. Nous voulons des actes concrets », insiste-t-il.
Au-delà de la question de l’emploi, Fanden Bérété a également évoqué l’absence d’une maison des jeunes dans cette sous-préfecture.
« Tomba-Kansa n’a pas de maison des jeunes. Quand nous voulons organiser une réunion, nous sommes obligés de nous retrouver dans l’enceinte de l’école franco-arabe. J’ai déjà remonté plusieurs rapports aux autorités préfectorales de la jeunesse », explique-t-il.
Il appelle également la SMD à honorer sa promesse de construction d’une maison des jeunes pour la localité.
Autre difficulté majeure soulevée : le manque d’infrastructures sportives. Malgré l’existence de nombreux jeunes passionnés de football et la réception régulière d’équipements sportifs, aucun terrain adéquat n’est disponible.
« Nous avons des maillots, des joueurs, mais nous n’avons pas de terrain. Chaque fois que des équipements sont distribués aux sous-préfectures, je vais les récupérer, mais les jeunes n’ont même pas où jouer », déplore-t-il.
Le Directeur sous-préfectoral de la jeunesse révèle qu’il y a trois ans, des représentants de la SMD avaient effectué des mesures sur un espace destiné à accueillir un terrain de sport, sans qu’aucune suite ne soit donnée depuis.
« Ils étaient venus mesurer l’espace, mais ils ne sont jamais revenus. Nous demandons aux autorités et à la SMD de nous aider à obtenir un terrain de sport », lance-t-il.
Face à cette situation, les jeunes de Tomba-Kansa espèrent désormais une réaction des autorités et de la Société Minière de Dinguiraye afin d’apporter des solutions durables aux préoccupations exprimées.

De retour de Tomba Kansa Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org
Tel: 623-18-39-60




